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UMP : Le dragon à deux têtes se mord la queue

21 Novembre 2012 , Rédigé par Thibaut

Alors qu’on avait cru lundi soir que le problème de l’UMP concernant l’élection de son président était définitivement terminé, le camp Fillon a donné tort à tout le monde en annonçant que certaines voix n’avaient pas été prise en compte, en l’occurrence les voix des fédérations d’Outre-mer. Le camp Fillon affirme que la prise en compte de ces voix inverserait le résultat de l’élection.

Se pose alors la question de l’impartialité de la Cocoe (la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales interne au parti). Cette commission est composée principalement de personnalités proches de l’un ou de l’autre des candidats à l’élection à la présidence de l’UMP. D’après Le Monde, les personnalités proches des candidats se seraient mises en retrait et n’auraient pas participé aux délibérations concernant la détermination du nombre de voix recueillies par les prétendants. Mais quatre membres de chaque camp a également assisté aux délibérations de la Cocoe.

Par ailleurs, si François Fillon décidait de faire un recours devant la commission nationale des recours, il aurait là aussi affaire à une commission composée de proches de chacun des camps.

Dès lors que les commissions qui déterminent le gagnant d’une élection ne sont pas totalement indépendantes, comment peut-on leur faire confiance ? Comment ne pas douter, même si les membres ne se déclarent pas pour l’un ou l’autre des candidats, de leur impartialité alors même qu’ils font parti de l’UMP ? Pourquoi le rôle de ces commissions n’est pas confié à des organismes externes au parti ?

Se pose également la question de sa compétence. Comment la Cocoe a-t-elle pu oublier de comptabiliser les votes des fédérations d’Outre-mer qui représenteraient quand même 1304 voix ? 1304 voix !

D’ailleurs, comment la Cocoe a-t-elle pu valider les résultats de l’ensemble des bureaux de vote alors même que des irrégularités avaient été constatées ? Et pas des petites irrégularités : je pense au cas de ce bureau de vote qui comptabilisait 128 bulletins de plus que la feuille d’émargement. Comment, avec une telle irrégularité avérée, une commission peut-elle valider des résultats ?

Quoiqu’il en soit, même si la Cocoe ne peut revenir sur les résultats comme elle l’affirme, il n’en reste pas moins que sa décision n’est pas fondée étant donné qu’elle ne prend pas en compte toutes les voix exprimées lors du scrutin.

L’UMP n’est pas sur la voie de la réconciliation, le divorce semble consommé entre fillonistes et copéistes. Il est important pour ce parti qu’il se reconstruise, mais comment le faire si l’élection de son président est contestable à tous points de vue ? Quelle légitimé Jean-François Copé peut-il trouver dans cette élection basée sur des fraudes de part et d’autre ? Pour rappel, les candidats se sont mis d’accord avec la Cocoe pour ne pas examiner les irrégularités…

N'hésitez pas à partager cet article (même avec des copéistes), le débat est important

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